Demarche

Artistique

Le besoin d’enfanter des créatures m’a amené naturellement à choisir la sculpture figurative. J’ai compris que ce qui me fascinait le plus c’était la silhouette. Le dessin par la forme, la force du plein qui se dessine par le vide. Je m’intéresse en particulier au squelette, l’essence même de la construction, l’échaffaudage de la vie. Grâce à la porcelaine froide, j’ai pu acquérir la finesse que je recherchais et je la mélange désormais avec d’autres techniques (fil de fer, résine..) 

J’ai concentré mon travail sur la création d’une nouvelle mythologie animiste. Elle symbolise la force de la nature, même si elle doit de temps en temps fusionner avec notre monde mécanisé et industrialisé pour créer des divinités hybrides d’une hypothétique civilisation future.

Je me sens proche de mouvements comme le Surréalisme fantastique et le Dark Art. 

mini

présentation

photo de l'artiste Virginie Gribouilli

Virginie Gribouilli, artiste-sculpteur.

« Née dans les années 80, j’ai grandi dans un univers imaginaire et créatif. Dans ma famille, on a tous un lien de près ou de loin avec l’art, et la créativité.  » (…)

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Autours de mon

Univers

Chaulnes metal fest 2011 - photo ©moonlight666

La musique prend une grande part dans mon environnement. J’écoute principalement du metal qui est une musique alliant introspection et puissance libératrice, obscurité et lumière. J’ai moi-même joué de la basse dans un groupe de death metal en région parisienne.

illustration Virginie Gribouilli ombre
2007

contexte culturel

Etant née dans les années 80, j’ai été bercée dans mon enfance par les dessin-animés japonais, Albator, Ulysse 31 etc… J’ai rêvé de l’espace et de ces mondes inconnus peuplés de créatures imaginaires. Les jeux vidéos de l’époque, sur la nintendo, super nintendo étaient des jeux simples où l’imagination avait un rôle très important. Là où le graphisme péchait, le créativité de mon esprit comblait les espaces entre les pixels. C’est dans ce contexte que je me suis construite, et aujourd’hui encore, j’aime me plonger dans ces mondes qui me parlent toujours autant.

Catrina, opération secrète à Mixquic

Le dessin est la base de mon travail. D’où mon nom : Gribouilli (petit surnom qu’on me donnait au lycée.). J’ai publié deux livres en édition jeunesse. Souvent les idées me viennent et je ponds un petit gribouillis qui sera le point de départ de la plupart de mes sculptures.

parcours professionnel

Après avoir fait mes études d’arts appliqués à Grenoble puis à Poitiers, je m’installe à Paris et débute en 2005 mon activité de graphiste, maquettiste, illustratrice en freelance dans le monde de l’édition.
Dès 2010, je m’intéresse à la sculpture, et expérimente divers techniques en commençant par le papier mâché, jusqu’à découvrir la porcelaine froide qui m’a réellement apporté la matière de base sur laquelle repose mon travail aujourd’hui. Depuis 2014, je fais des expositions dans la région Rhône-Alpes et à Genève, et je vends mes sculptures via internet en France et dans le monde.

matériaux et

Techniques

Je commence toujours par une armature en fil de fer, que j’habille de porcelaine froide. Ensuite viennent d’autres techniques que je peux même mélanger entre elles : le carton, le papier mâché, la peinture acrylique, la résine, la peinture vitrail, le stylo 3D.

C’est tout un rituel qui se met en place… Tordre le fil de fer, façonner l’ébauche, modeler les formes, sculpter les détails, laisser sécher, creuser d’autres détails une fois la sculpture sèche, poncer, adoucir, lisser, préciser, texturer, assembler, combler, composer, peindre, vernir, signer…

texte

inspirant

L'ombre

« L’ombre est la personnification de tout ce que le sujet refuse de reconnaître et d’admettre en lui. Se mêlent en elle les tendances refoulées du fait de la conscience morale, des choix qu’il a faits pour sa vie ou d’accéder à des circonstances de son existence, et les forces vitales les plus précieuses qui n’ont pas pu ou pas eu l’occasion d’accéder à la conscience  »

Carl Jung

Carl Gustav Jung pensait qu’au bout de la pénible exploration de notre inconscient se trouvait la découverte du soi, notre lumière intérieure, la part de sagesse divine enfouie au plus profond de nous-mêmes. Mais le psychiatre suisse affirmait qu’avant d’arriver à cette lumière, l’explorateur devait d’abord rencontrer un personnage qu’il a appelé l’ombre.

L’ombre peut être définie comme notre double inversé, celui ou celle que nous aurions pu être, mais que nous ne sommes pas. C’est notre face obscure, elle contient l’ensemble des traits de caractère qui n’ont pas pu se développer dans notre personnalité. Elle symbolise en quelque sorte notre frère jumeau opposé qui est caché dans les profondeurs de notre inconscient. 

Daniel Cordonier

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